Le Laos, dernier bastion de la tranquillité

A notre arrivé au Laos, la transition avec la Thaïlande fut saisissante ! La propreté et les routes parfaites laissent place aux voies défoncés et à une propreté négligeable….

Bienvenue dans le Far-west Laotien !

Mais arrivé à Vientiane, capitale du Laos, nous apprécions très rapidement cette jolie petite capitale où nous ressentons une forte présence française. Et oui, pour ceux qui l’on peut-être oubliés ou ne le savent pas, le Laos faisait partie de l’ex-Indochine, ancienne colonie française jusqu’à sa dissolution en 1954.

Nous qui rêvons depuis plusieurs mois au fromage et au vin, à la bonne bouffe française, nous sommes extrêmement ravis de découvrir des baguettes de pain, des sandwich et du bon vin à un prix raisonnable. Nous avons l’impression d’être atterris au paradis à la française !!

En effet il y a beaucoup d’expatrié qui se sont installés à la capitale et au fur-à-mesure du temps le terroir français s’est imposé à notre plus grand plaisir !

Mais la capitale ne reflète pas le véritablement visage du Laos. Nous sommes alors partis dans ses montagnes reculées à la découverte de ses racines et nous y avons vu un peuple d’une grande gentillesse, sincère et très accueillant, surtout les enfants qui vous salut avec un tel sourire et une joie de vivre rarement comparable qui ferait fondre même les cœurs les plus dur.

Vu que nous étions en moto, nous avons pu profiter de ces magnifique montagnes entrecoupés de villages perdus sur des crêtes ou en fond de vallée. Malheureusement, cette fois-ci le temps n’était pas avec nous. Nous avons connu une première semaine ensoleillé, en revanche les 3 autres sont passés du côté obscur, entre nuage menaçant et pluie, en passant par le brouillard épais et le froid.

Malgré tout nous avons très apprécié le Laos, la gentillesse naturelle des laotiens, la tranquillité, ses bivouacs de rêve en on fait un des pays les plus apprécié de notre voyage. Il est en effet très simple de voyager au Laos.

Mais heureusement, après le Vietnam, nous revenons au Laos quelques semaines par le sud direction, Vientiane, pour récupérer nos vélos et rencontrer des écoles dont l’association « Enfants d’Asie », que nous avons rencontré auparavant.

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Un vent de renouveau « la moto »

Au bout d’un an de voyage à vélo à travers l’Europe et l’Asie, après avoir connu le froid hivernal, les fortes chaleurs, la mousson ainsi que les hauts sommets himalayens, le désert du Rajasthan, les innombrables villes grouillants d’activités et les montagnes infernales de l’Asie du sud-est et ainsi arrivant quasiment à notre but, un vent de changement nous semblait important pour continuer notre aventure avec toujours la même envie de découverte et d’ouverture d’esprit sur le monde qui nous entoure.

Arrivé à Vientiane, capitale du Laos, nous décidons, après mûre réflexion, de laisser nos vélos pour environ 2 à 3 mois afin de découvrir le Laos et le Vietnam à MOTO !

Le choix que nous avons fait n’a pas été de la fainéantise ou un dégoût du vélo mais plutôt un choix réaliste. Je m’explique…

Auparavant nous avions traversé le nord de la Thaïlande et cet étape a été sûrement la plus difficile que nous avions traversé. Les routes dans cette partie du monde sont extrêmement exténuante de part leurs degrés d’inclinaison et l’enchaînement, sans cesse, des montés et descentes sur plusieurs dizaines voir centaines de kilomètres. Ainsi sachant que nous allions retrouver ce même profile de route au Laos, nous avons conclu de le faire à moto pour profiter pleinement de ses pays !

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Une nouvelle aventure, dans cette grande aventure, c’est alors ouverte à nous !

Et on peut dire que ça n’a pas été facile… Nous savions qu’en arrivant à Vientiane il fallait qu’on soit efficace pour perdre le moins de temps possible à trouver des motos. Le défi était de trouver 2 motos d’occasion de type « Honda win 110 cc » avec des plaques vietnamiennes pour pouvoir passer au Vietnam, par la suite.

Dès le premier jour nous faisons nos recherches… sur internet, sur des forums, et aussi en ville, dans des guest house où parfois des voyageurs vendent leurs motos à la fin de leurs trip. Rapidement nous trouvons plusieurs personnes qui veulent vendre ou veulent peut-être vendre. A ce moment là, notre enthousiaste est au plus haut mais nous continuons à démarcher au cas ou il n’y aurais pas de suite, et nous avons très bien fait car ça ne s’est pas passé comme prévu, au bout des 3 premiers jours, nous avions au final aucune moto. La tension commençait à monter crescendo mais heureusement, Enzo, un français que nous avions rencontré quelques jours avant, avait trouvé 2 motos, une pour lui et l’autre pour nous. Super !! nous en avions une en poche, il en restait plus qu’une à trouver ! Mais se fût encore 2 jours de plus et des faux plans avant de trouver la perle rare, ce qui en a découlé un sentiment de soulagement et une belle victoire pour notre nouveau projet !

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Nous sommes, au final partis de la capitale laotienne, au bout de 5 jours, à trois avec Enzo, et avec «  une banane énorme » pour découvrir ce pays à motos…

Les sensations sont pas du tous les même qu’à vélo… Nous roulons plus vite, passons les montés avec une facilité déconcertante, parcourons plusieurs centaines de kilomètres par jour. Enfin bref le bonheur sur de telles routes montagneuses ! Grâce à la moto nous avons pu trouver des bivouacs magnifique, superbe vu et tranquillité. En revanche le regret que nous pouvons avoir avec la moto est que nous allons plus vite et donc cela crée une distance avec les locaux. Le vélo reste un formidable moyen pour rencontrer .

Ça nous a aussi appris à repartir à zéro, nouveaux problèmes mécaniques, nous avons passé presque tout les jours au garage pour réparer ceci ou cela. Et ouai ! Voyager avec de vielle moto c’est génial, on va vite, pas d’effort, mais il faut aimer passer son temps dans les garages !

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1 an d’aventure à vélo, on vous raconte notre ressentiment général.

Nous voilà au terme d’une année d’efforts, de rencontres et d’aventures, 13OOO km de vélo à travers 18 pays, 365 jours à vivre au grès de nos envies, nous laissant porter par un courant ce prénommant « Voyage ».

Par quoi commencer ? Résumer 1 an d’expériences acquisent, de désillusions, de moments forts en un petit paragraphe de 20 lignes n’est pas une chose facile. En comparaison je cite cette question mythique que beaucoup de personnes nous là posés :

  • Alors les gars ! c’est quoi le pays que vous avez préféré ?

  • Euh… un certain nombre…

Mais nous allons tout de même tenter un résumé global de ce voyage…

Notre Histoire commence en Juin 2016, profitant du soleil d’été du Jura et accompagné d’un verre de « niôle », Baptiste et moi se décidons à partir à l’aventure à travers le monde. S’en suis 7 mois d’organisation afin de nous permettre de monter le projet, car vouloir voyager est une chose mais ça réalisation demande une organisation minutieuse. Celle-ci nous à permis de rencontrer un nombre de personnes de toutes horizons sensible à notre démarche et avec qui nous avons lié une forte complicité.

Sans même nous en rendre compte notre voyage avais déjà commencé !

C’est ainsi qu’un matin glacial du 2 janvier 2017 nous partions de Moirans en Montagne soutenue par nos amis et partenaires. Avec du recule je vous le dis avec certitude nous étions très loin de nous imaginer ce dans quoi nous nous lancions….

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Après les premiers jours euphorique nous avons eu à faire à cette immensité du monde qui s’étale sous nos roues et celle-ci vous fait froid dans le dos lorsque vous regardez votre futur route et le nombre de kilomètres à accomplir pour y arriver. C’est ainsi que nous nous lancions de petits objectifs avec de petites distances, apprenant à déjouer les nombreux pièges du voyage à vélo.

Notre expérience grandissante de jours en jours, de rencontres en rencontres, notre voyage se construit au grès des événements et des pépins mécaniques qui non eu de cessent de nous surprendre.

C’est après notre arrivée au Népal que le voyage pris une toute autre forme, celle de la difficulté physique, moral et mécanique. La mousson nous le savions avant de partir, qu’elle serais pour nous inévitable. Et c’est au pays des plus au sommet du monde que nous la rencontrons dans une jungle épaisse, non sans y laisser quelques plumes, suivi par la traversée de l’Himalaya en Inde, de la zone la plus militarisé du monde, du désert du Rajasthan et de l’Inde en général. Car oui ! L’Inde à été pour nous un vrai défi…

Une fois de plus nous sommes contraint de prendre l’avion pour passer une frontière fermée, c’est au détour de ses mésaventures que nous prenons conscience de la complexité du monde, de ses conflits géopolitiques et même avec une volonté à toute épreuve le monde ne se pliera pas à nos volontés malgré tout nos efforts pour parvenir jusqu’ici. Mais toutes ses épreuves ne sont que des expériences acquissent qui non de cesse de nous faire grandir et réaliser la chance que nous avons de vivre en France.

C’est avec l’esprit et le corps fatigués et une expérience dans le vélo qui n’est plus à prouver que nous arrivons en Asie du sud-est où la facilité de voyager ici est déconcertante. Les sourires et l’accueil extraordinairement chaleureux rechargent nos batteries. Ses rencontres qui au détour d’un simple regard peuvent se transformer en plusieurs jours d’échanges et de partages qui confirment chaque jour la bonne décision qui a été celle de partir.

Mais il nous reste encore des questions à résoudre qui déterminera la suite de l’aventure :

  • Comment trouver la motivation nécessaire, après 13000 km, de continuer à pédaler ?

  • A quoi bon continuer à suer à grosses gouttes, d’avoir mal au fesse ou de continuer à réparer une énième crevaison ?

A ses deux questions que nous nous sommes posés, nous vous répondrons l’envi de savoir quel va être nos futures rencontres sur la route ; de savoir ce qui va se passer après un virage, de découvrir après l’ascension d’un col quel vue vous aurez le bonheur de contemplé…

Il n’y a pas plus grande fierté personnel que celle de regarder derrière nous et de constaté tout se chemin parcouru. De voir à quel point il est agréable de pouvoir vivre une telle aventure avec son ami et les personnes qui vous suivent…

Come back in « Thailand Paradise »

 

Quittant le Myanmar en bus par la même frontière, nous revenons en Thaïlande non content de retrouver ses sourires sincères, cette joie de vivre et cette simplicité qui les caractérise tant.

 

Désireux de découvrir le Nord de la Thaïlande, nous nous dirigeons vers Chang Mai et empruntons une voie difficile… celle des montagnes où la faune et la flore est luxuriante. Nous n’avons pas été déçu des dénivelés et de la difficulté, sous une chaleur écrasante nous grimpons et descendons des pente a 17 % qui nous oblige parfois à pousser nos vélos. Les routes dans les montagnes thaïlandaises ne passent pas part 4 chemins, tout droit vers la destination… Ce qui vous donne de vrais pistes de ski à gravir. Cependant se sont dans ses montagnes que nous rencontrerons « Po », un thaïlandais de 60 ans en vélo avec qui nous passerons 5 jours et pour qui nous avons eu une affection toute particulière. Sa joie de vivre et son franc parlé, nous fais découvrir encore cette Thaïlande qui parfois s’avère être très mystérieuse et jonchée de contradiction.

 

Après 300 kilomètres nous voilà donc à Chang Mai où nous prenons le temps de nous reposer, de rencontrer d’autres voyageurs et perfectionner notre anglais qui s’améliore, malgré tout. C’est pour nous l’occasion de préparer la suite de l’aventure au Laos qui s’annonce très remplis, avec la visite d’une 2 ème association et un projet de découvrir les célèbres montagnes laotiennes en moto…

 

Le Myanmar : Entre temples et flicaille !

Notre visas thaïlandais d’un mois arrive a son terme et nous nous dirigeons vers notre 18 ème pays « le Myanmar », ce pays que certains nous déconseillent par une situation politique compliqué et instable dans la partie nord et d’autres nous le recommandent de par ses fabuleux paysages.

C’est avec l’envi de découvrir par nous même cette culture et la situation du pays que nous entrons au Myanmar. Nos premiers ressentis ont été un peu mitigé, nous retrouvons des influences indiennes qui pour être honnête nous ont quelques peu freiné notre enthousiaste à la vu d’une nouvelle confrontation du type… les klaxons, un trafic dangereux, des routes cabossés, le « chicage » du tabac par les locaux qui ne peuvent s’empêcher de cracher comme des lamas le long des routes, ou tout simplement le port de la jupe traditionnel similaire au habitant du Bangal en Inde.

De-part une route étroite, défoncé, malmené par un trafic dense que nous rejoignons notre première grande ville PAH-AN, avec ses formations volcaniques uniques. Les montagnes que nous trouvons sont d’une beauté poétique, ses formations rocheuses qui s’élève vers le haut à la manière de tour naturel.

C’est dans notre Guest house ( auberge de jeunesse) que nous profitons de ce décor unique et que nous rencontrons beaucoup de voyageurs nous expliquant leur ressentis et leur feeling avec les birmans.

Reposé du chemin difficile que nous avons du faire pour venir jusqu’ici, nous reprenons nos vélos bien décidés à rencontrer les birman et leur mode de vie. Mais nous allons très vite nous confronter à une difficulté qui aura une grande influence sur notre traversé du Myanmar celle du « couchage ».

Par 2 fois la police d’immigration est venue chez l’habitant et dans un monastère nous demander de partir. Toujours avec le sourire, les situations se sont toujours bien finis même s’il n’est pas très agréable de quitté une famille à 21h accompagné de la police jusqu’au prochain hôtel.

Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre un hôtel chaque nuit cela coûterais trop chère et il est pour nous très frustrant de ne pas pouvoir découvrir les habitants de l’intérieur. Nous prenons donc la décision de continué notre voyage en train jusqu’à Bagan.

Bagan, un site archéologique comptant 3000 temples de la première dynastie birmane, un spectacle époustouflant que nous admirons 3 jours de suite. Après toutes ses difficultés au Myanmar nous étions content de pouvoir apprécier ce lieu unique au monde. Ici les touristes et les voyageurs du monde entier si arrêtent pour jouir des levés de soleil révélant toute la beauté du site.

Un séjour inattendu dans une communauté bouddhiste

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Nous roulons sans traîner en direction du Myanmar (Birmanie) sachant que nous retournerons en Thaïlande juste après. Mais le voyage en a décidé autrement, une chute d’eau se trouve sur notre chemin, l’envi d’aller si mouillé nous convainc à partir à sa recherche dans les petites montagnes où la jungle est reine. Suivant une route, un chemin de terre, puis un sentier raide comme une mauvaise blague de fin de journée, nous nous enfonçons dans cette jungle aveuglément en espérant une bonne surprise…

Imaginez, vous poussez vos vélos au sommet d’une colline cherchant une chute d’eau, n’aillant pas vraiment la certitude de votre direction et soudainement vous arrivez au but et lorsque vous reprenez vos esprits, votre première vision sont des femmes vêtus de blanc, la tête rasée qui vous regardent, vous et votre dégaine d’aventurier perdu. Se demandant, qu’est-ce qu’ils sont bien venus faire ici ses deux là ?

Nous sommes rapidement accueillis par quelques dames qui avec un très faible anglais nous montre les lieux… nous sommes médusés, les yeux et la bouche grandes ouvertes, nous réalisons peu a peu que nous sommes dans une communauté bouddhiste vivant en autarcie dans cette jungle proche de la nature et de bouddha.

Pour nous deux, c’est comme si nous étions tombés sur un palais recouvert d’or, petites maisonnettes sur pilotis, sculptures de bouddha, nature luxuriante, petits chemins faufilant entre les arbres… Nous voilà tombés chez les hippies Thaïlandais !!!

Plus sérieusement ses Bronzes (hommes) et nones (femmes) ont été d’un incroyable accueille, sans que nous demandions quoique ce soit, le gîte et le couvert nous sont proposés avec le plus grand des sourires. Nous apprendrons par la suite qu’aucun touriste n’est passés par ici, et d’un coté comme de l’autre nous sommes content de s’être trouvés.

Nous devions rester 2 jours, nous sommes restés 15 jours, vous décrire tout ce que nous avons vécu serais beaucoup trop long, mais nous avons eu le bonheur de tomber sur ses personnes formidable qui nous ont laissé rentrée dans leurs intimités et leurs quotidiens avec le plus grand des naturels. Chaque jours nous découvrons et apprenons des dizaines de choses, sur la Thaïlande, les bronzes, bouddha, les plantes exotiques, la nourriture …

Au fil des jours, une amitié et une relation sincère se crée entre nous tous, multipliant les expériences nouvelles, nous sommes conscient de cette chance et apprécions chaque jour passé avec eux jusqu’à leur réaliser une chaise en bambou pour les remercier.

Atain Mai, le « Big boss » du temple nous fait la proposition alléchante de le suivre, lui et ses frères à l’autre bout de la Thaïlande, voir des amis, et visiter des grands sites bouddhistes. La proposition est trop alléchante nous partons tous ensemble le lendemain pour 6 jours et 3000 km de « pick up », traversant le pays, voyageant de temples en temples, et côtoyant de près ses individus au grand cœur.

Un vent de fraîcheur, appeler la Thaïlande …

Notre 2 eme tentative pour sortir de Bangkok fut la bonne. Nous sortons de ce géant de béton bien décidés à découvrir ce pays que nous attendions depuis longtemps. La Thaïlande synonyme de notre entrée en Asie du sud-est et de la dernière partis de notre voyage.

Nous avons quitté l’Inde depuis 15 jours déjà, mais nous gardons quelques vieux réflexes de méfiance. Pas toujours facile de s’ouvrir 100% lorsque 2 mois et demi durant, vous vous sentiez harcelés par un trafic dangereux et des indiens étouffant.

Mais très vite la bonne humeur, l’accueil chaleureuse, et l’atmosphère qui règne dans ce pays nous rassure sur nos futures aventures en Asie du Sud-est.

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N’ailliez rien à craindre dans ses contrées, nous dis notre petite voie intérieur, bonheur et joie de vivre en ont fais leurs domicile…

Nous pédalons joyeusement dans ses fabuleux paysages de rizières, au milieu d’un trafic respectueux des autres, ici nous avons notre place sur la route ! Que ça fait du bien de regarder le paysage défiler sans avoir cette peur au ventre de ce faire embrocher par un camion.

Ici, de nouveau nous changeons notre méthode de communication, Les gestes, les dessins, les sourires, et nos quelques mots thaï appris sur le tas, on remplacé l’anglais. Et tout naturellement que nos conversation simples soi telles, prennent une dimension bien plus enrichissante à nos yeux.

La Mousson ! Certains sans rappel sans doute, nous avions eu l’occasion dans goûter les plaisirs au Népal et au nord de l’Inde… et bien à notre grande surprise elle s’est terminée fin octobre en Thaïlande. Nous avons donc eu le droit à notre douche quotidienne, sur les premiers jours, ce qui par cette chaleur n’est pas si déplaisant que ça. Mais venu le temps de trouver un bivouac, dormir dans les rizières infestées de moustiques vorace les pieds dans la boue ne nous enchantaient guère. Ce seront les temples bouddhistes qui nous offrirons un toit pour ses nuits pluvieuses.

Les Galopins de Calcutta

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Pour notre dernier jour en Inde, nous sommes partis dans les faubourgs de cette mégalopole indienne, Calcutta, à une rencontre toute particulière pour nous…

Mais avant de partir dans les détails, resituons les événements. Avant de partir pour notre magnifique périple, nous avons contacté des associations en Asie qui aident des orphelins a construire leurs avenir grâce à la création de foyer et à l’éducation durant leurs jeunesses. Notre souhait était de partager un moment avec ses enfants, pendant notre voyage, avec pour thème les jouets en bois. Nous avons eu 2 réponses positives d’ associations, dont « Les Galopins de Calcutta » créée par une française, Fabienne Fichet.

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Le 9 octobre dernier nous avons donc convenu d’une rencontre dans le foyer des Galopins de Calcutta avec les jeunes qui l’occupe. Nous sommes partis avec nos petites affaires direction le métro sous une pluie battante. Arrivé à notre arrêt, nous avons été accueillis par Florent, un bénévole de l’association qui s’occupe des jeunes quand ils sont au foyer. Nous faisons connaissance pendant le trajet en tuc-tuc qui nous amène au foyer.

Pour nous, c’était la première fois que nous allions rencontrer des jeunes avec une démarche pareil. Le début de la rencontre fût un peu timide mais après quelques brefs échanges et avec l’aide de Florent en tant que coordinateur, l’atmosphère se débrida très vite. Nous partons très rapidement sûr des jeux indiens comme le « billards indiens » ou sûr des jeux un peu plus connus pour nous comme le « Monopoly ».

Puis nous faisons plus ample connaissance sur eux, leurs études, leurs hobbies et loisirs ainsi que leurs choix de vies. Ils nous expliquent que pendant les vacances scolaires, ils se retrouvent tous ensemble, ici au foyer, à partager les repas et les activités sportives ou l’apprentissage de travaux manuels. Le reste du temps, chacun est en pensionnat dans son école respective. Le foyer est donc un lieu de communauté qui leurs permet de ne pas être seule.

Et puis les questions s’inverse, ils nous demandent depuis quand nous sommes partis de chez nous ? quels pays nous avons traversé ? Est-ce qu’on a déjà été dans des situations dangereuses ? pourquoi sommes-nous partis en vélo ?… Les questions fusent, ils sont curieux de connaître notre aventure et nous essayons du mieux que l’on peut avec notre pauvre anglais, de leurs répondre. Mais grâce à internet, nous pouvons imager nos récits par nos photos et vidéos, qui pour certaines les ont bien fait rigoler.

Nous finissons cette rencontre en leurs demandant qu’ils nous écrivent des messages sur notre drapeaux, en indien, en anglais ou d’autres langues car pour certains ils connaissent deux ou trois langues différentes.

Cette première rencontre de ce genre a été très enrichissante. Nous avons très appréciés d’avoir fait connaissance avec tout ses jeunes et d’avoir partagé, chacun, un peu de notre temps pour cette échange simple mais très gratifiant, malgré qu’il fût court car le soir même nous devions prendre l’avion direction Bangkok !

Nous espérons renouveler ce genre de rencontre en Asie du Sud-Est où nous sommes en contacte avec une autre association au Laos et au Cambodge.

FAUX départ à Bangkok !

13/10/2017 , il est temps pour nous de quitter Bangkok et ses 20 millions d’habitants, 15 ème plus grosse ville du monde. Du coup sortir de ce labyrinthe de béton en vélo ne sera pas chose facile. Comme depuis le début nous n’avons ni GPS, ni carte de la ville, ni téléphone, juste un simple papier résumant notre trajet…

Nous partons de bonne humeur convaincu de notre réussite, vous vous en doutez les chose ne vont pas vraiment ce passer comme nous l’avions prévu et de très loin. A peine commencé que nous nous emmêlons les pédales et trouvons difficilement notre direction sous une pluie torrentiel et ses entrelacs de route à 4 voies qui ce chevauche.  En plus de ça, il est difficile de compté sur les Thaïs pour avoir des informations, leurs anglais est inexistant…

Mais tout cela n’est pas grand chose face à un tsunami de problématique qui arrive droit sur nous. Mon pneu arrière dégonflé ( encore !!! ), je m’arrête rapidement à coté d’un trafic intense. Notre pompe, la troisième depuis le début de l’aventure ne donne plus signe de vie, ce petit objet si simple et le seul moyen de repartir, nous cherchons donc un magasin de vélo mais abandonnons très vite l’idée. Les passants, malgré leurs généreux sourire ne parle que Thaï. Alors nous poussons nos vélos jusqu’à une station essence, mais les embouts ne sont pas adaptés à nos chambres à air,  le personnel est impuissant face à notre détresse. Baptiste part avec son vélo cherché un magasin sans succès tandis que  je constate avec chagrin que mon pneu avant et crever .

Le sort s’acharne ! impossible d’avancer ni de revenir sur nos pas avec 2 pneus à plat chargé de 60 kilos. C’est un petit mec, « Macgyver thai » qui réussira à créer un embout bricolé permettant de gonflé les pneus. Je pense qu’il ne sait même pas à quel point il nous à sortis d’une sacrée merde !

La situation, à mis nos nerfs à rude épreuve. Garder son calme nous a encore une fois demandé beaucoup d’efforts à chacun. Voulant remonter m’a roue, Baptiste cassera mon axe de roue arrière.

Certains penseront que nous en fessons exprès mais pas du tout, que voulez vous, c’est ça les artistes !!!

Les Thais sont adorables, ils nous apportent 2 Coca-Cola pour nous remonté le morale. Que devons nous faire ? Continué d’avancer avec le faible espoir de réparer et de trouver un magasin de vélo sur la route, d’autant plus avec des vélos fatigués par le désert, l’Himalaya, la mousson népalaise et nos 10000 km. Ou revenir sur nos pas, prendre une nuit supplémentaire et réparer nos vélos au près de professionnel possédant un matériel adéquat.

A contre cœur nous prenons la sage décision de revenir à notre hôtel, ce qui nous a permis part la suite, accompagné de nos vélos de pouvoir les réparer dans un super magasin. La chose n’a bien sûr pas été évidente… Faire comprendre toute nos attentes aux Thai ne parlant pas anglais merci « GOOGLE traduction » n’a pas été chose simple mais leur patience et leur professionnalisme nous a bluffé.

18h30 nous récupérons 2 vélos plus neuf que jamais, leur nettoyage à été fais dans les moindre détail, ma cassette et ma chaine ont été changer ainsi que d’autres pièces.

Notre choix à été le bon !  Cela nous ravis de pouvoir enfin partir découvrir ce pays et ses habitants au grand cœur .

Clic sur les photos pour voir de plus près !

 

INDIA never go back

Nous arrivons bientôt au terme de notre aventure en Inde avant de rejoindre l’Asie du sud-est, ici à Jaisalmer, au Rajasthan.

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Nous voulions faire un article résumant ses 2 mois passés dans ce si grand pays où tant de choses se sont passés, les joies, les peines, les rencontres… Bref en deux mots « notre ressentis ».

Tellement de choses sont différentes à son sujet, les pires comme les meilleurs, comme vous pouvez sûrement le savoir aussi. Nous nous étions préparés mentalement à tous ce que nous allions rencontrer et voir. Et bien, ça n’a pas suffit, vous pouvez nous croire !

Tout au long de notre traversée, du premier jour jusqu’à ses derniers jours, nous avons eu de cesse des changements d’avis sur l’Inde, dans sa globalité. En effet dès le premier jour nous avons eu un avis tranché du côté négatif. Deux problèmes ont surgit : le premier a été de retirer de l’argent, je crois bien que nous avons mis plus de 3 heures et visité plusieurs villes avant de trouver un distributeur qui fonctionnait. Le deuxième a été de ce faire virer d’un hôtel alors que nous étions installés depuis plusieurs heures… nous n’avons rien compris sur le moment mais plus tard nous avions compris que l’hôtel avait eu des problèmes avec la police locale. Welcome to INDIA !!!

Nous sommes donc partis très rapidement du mauvais pied. Mais notre enthousiasme de découvrir ce nouveau pays nous a relancé sur les bonnes voies de l’épanouissement.Petit à petit, au fil des jours et des kilomètres nous avons découvert leurs cultures si évasives et différentes et faites quelques très belles rencontres ainsi qu’une belle découverte des « Gurudwara », ses temples sikhs qui accueillent toutes personnes à manger et dormir. Nous commencions à apprécier les facettes de l’Inde. Et même le trafic routier, qui est pourtant réputé pour être un « gros bordel », nous en avons rigolé.

Malgré tout, en arrivant à Manali, au début de l’Himalaya, nous étions enchantés d’attaquer les montagnes que nous aimons tout les deux. Mais aussi à cause de la surpopulation indienne qui commençait à nous étouffer ainsi que la chaleur et l’humidité.Nous passons donc 3 semaines dans les montagnes à virevolter et à planer sur un nuage de joie intense. Ce que vous avez pu voir dans l’article précédant.

Mais malheureusement pour nous la redescente fût dur, le choc est bien présent, presque terrifiant. Nous quittons les terres respirable de l’Himalaya vers de nouveau, la fournaise indienne. Nous faisons quand même halte, pour nous remonter un peu le moral, au « Golden Temple », le temple vénéré des sikhs à Amritsar où nous découvrons la merveille de ce site et toutes les personnes y travaillant pour nourrir ; 500 000 personnes par jour. Ce fût incroyable de voir ça !

Forte heureusement un nouveau défis nous regonfla le moral… traverser le désert du Thar au Rajasthan. C’est encore une fois la chance de découvrir une nouvelle contrée et de trouver la tranquillité. Enfin c’est ce qu’on croyait… car ça ne c’est pas passé comme ça. Tout d’abord nous n’avons pas découvert un désert de sable mais un désert d’épine. Nous l’avons bien constaté… plus de 25 crevaisons de chambres à air sans compter celles du matelas gonflable d’Antho. Ensuite vous ajoutez à ça, la population indienne élevée dans le désert. Il faut savoir que le désert du Thar à une population démographique presque égale à celle de la France. Ça fait de lui le désert le plus peuplé du monde.

Ainsi que toutes les questions que nous ont pausé les indiens pendant cette longue traversée, du genre ; « Quel pays ? » « Quelle pays nom? » « Où allez vous ? » … Et ça en boucle accompagné d’une vingtaine de « selfies » par jour. Je sais pas si vous pouvez imaginer la difficulté que ça été pendant presque 2 semaines, à supporter le trafic incessant et hyper-bruyant. Pour vous aidez, je peux vous dire que la traversé de l’Himalaya a été plus simple. Nous avons finis par détester les indiens, ce qui n’était jamais arrivé dans d’autres pays que nous avons traversés jusqu’à présent. Nous avons été même surpris de détester autant un peuple de cette manière !

Aujourd’hui nous sommes à Jaisalmer dans un magnifique endroit qui pourrait en faire rêver plus d’uns mais notre conclusion sur l’Inde est malheureuse très mitigé… Nous avons eu la chance de voir de magnifique paysages, des monuments splendide mais trop peu d’échanges intéressant et constructif avec les indiens. Nous pouvons aussi en conclure qu’il est très difficile de voyager à vélo, en Inde pour toutes ses raisons et d’autres. Ceci est bien sûr notre ressentis en tant que cyclotouriste, il est possible que dans d’autres circonstances nos avis seraient différents.

Mais n’ayez pas peur nous sommes toujours motivés à découvrir le monde…