Un séjour inattendu dans une communauté bouddhiste

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Nous roulons sans traîner en direction du Myanmar (Birmanie) sachant que nous retournerons en Thaïlande juste après. Mais le voyage en a décidé autrement, une chute d’eau se trouve sur notre chemin, l’envi d’aller si mouillé nous convainc à partir à sa recherche dans les petites montagnes où la jungle est reine. Suivant une route, un chemin de terre, puis un sentier raide comme une mauvaise blague de fin de journée, nous nous enfonçons dans cette jungle aveuglément en espérant une bonne surprise…

Imaginez, vous poussez vos vélos au sommet d’une colline cherchant une chute d’eau, n’aillant pas vraiment la certitude de votre direction et soudainement vous arrivez au but et lorsque vous reprenez vos esprits, votre première vision sont des femmes vêtus de blanc, la tête rasée qui vous regardent, vous et votre dégaine d’aventurier perdu. Se demandant, qu’est-ce qu’ils sont bien venus faire ici ses deux là ?

Nous sommes rapidement accueillis par quelques dames qui avec un très faible anglais nous montre les lieux… nous sommes médusés, les yeux et la bouche grandes ouvertes, nous réalisons peu a peu que nous sommes dans une communauté bouddhiste vivant en autarcie dans cette jungle proche de la nature et de bouddha.

Pour nous deux, c’est comme si nous étions tombés sur un palais recouvert d’or, petites maisonnettes sur pilotis, sculptures de bouddha, nature luxuriante, petits chemins faufilant entre les arbres… Nous voilà tombés chez les hippies Thaïlandais !!!

Plus sérieusement ses Bronzes (hommes) et nones (femmes) ont été d’un incroyable accueille, sans que nous demandions quoique ce soit, le gîte et le couvert nous sont proposés avec le plus grand des sourires. Nous apprendrons par la suite qu’aucun touriste n’est passés par ici, et d’un coté comme de l’autre nous sommes content de s’être trouvés.

Nous devions rester 2 jours, nous sommes restés 15 jours, vous décrire tout ce que nous avons vécu serais beaucoup trop long, mais nous avons eu le bonheur de tomber sur ses personnes formidable qui nous ont laissé rentrée dans leurs intimités et leurs quotidiens avec le plus grand des naturels. Chaque jours nous découvrons et apprenons des dizaines de choses, sur la Thaïlande, les bronzes, bouddha, les plantes exotiques, la nourriture …

Au fil des jours, une amitié et une relation sincère se crée entre nous tous, multipliant les expériences nouvelles, nous sommes conscient de cette chance et apprécions chaque jour passé avec eux jusqu’à leur réaliser une chaise en bambou pour les remercier.

Atain Mai, le « Big boss » du temple nous fait la proposition alléchante de le suivre, lui et ses frères à l’autre bout de la Thaïlande, voir des amis, et visiter des grands sites bouddhistes. La proposition est trop alléchante nous partons tous ensemble le lendemain pour 6 jours et 3000 km de « pick up », traversant le pays, voyageant de temples en temples, et côtoyant de près ses individus au grand cœur.

Un vent de fraîcheur, appeler la Thaïlande …

Notre 2 eme tentative pour sortir de Bangkok fut la bonne. Nous sortons de ce géant de béton bien décidés à découvrir ce pays que nous attendions depuis longtemps. La Thaïlande synonyme de notre entrée en Asie du sud-est et de la dernière partis de notre voyage.

Nous avons quitté l’Inde depuis 15 jours déjà, mais nous gardons quelques vieux réflexes de méfiance. Pas toujours facile de s’ouvrir 100% lorsque 2 mois et demi durant, vous vous sentiez harcelés par un trafic dangereux et des indiens étouffant.

Mais très vite la bonne humeur, l’accueil chaleureuse, et l’atmosphère qui règne dans ce pays nous rassure sur nos futures aventures en Asie du Sud-est.

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N’ailliez rien à craindre dans ses contrées, nous dis notre petite voie intérieur, bonheur et joie de vivre en ont fais leurs domicile…

Nous pédalons joyeusement dans ses fabuleux paysages de rizières, au milieu d’un trafic respectueux des autres, ici nous avons notre place sur la route ! Que ça fait du bien de regarder le paysage défiler sans avoir cette peur au ventre de ce faire embrocher par un camion.

Ici, de nouveau nous changeons notre méthode de communication, Les gestes, les dessins, les sourires, et nos quelques mots thaï appris sur le tas, on remplacé l’anglais. Et tout naturellement que nos conversation simples soi telles, prennent une dimension bien plus enrichissante à nos yeux.

La Mousson ! Certains sans rappel sans doute, nous avions eu l’occasion dans goûter les plaisirs au Népal et au nord de l’Inde… et bien à notre grande surprise elle s’est terminée fin octobre en Thaïlande. Nous avons donc eu le droit à notre douche quotidienne, sur les premiers jours, ce qui par cette chaleur n’est pas si déplaisant que ça. Mais venu le temps de trouver un bivouac, dormir dans les rizières infestées de moustiques vorace les pieds dans la boue ne nous enchantaient guère. Ce seront les temples bouddhistes qui nous offrirons un toit pour ses nuits pluvieuses.

Les Galopins de Calcutta

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Pour notre dernier jour en Inde, nous sommes partis dans les faubourgs de cette mégalopole indienne, Calcutta, à une rencontre toute particulière pour nous…

Mais avant de partir dans les détails, resituons les événements. Avant de partir pour notre magnifique périple, nous avons contacté des associations en Asie qui aident des orphelins a construire leurs avenir grâce à la création de foyer et à l’éducation durant leurs jeunesses. Notre souhait était de partager un moment avec ses enfants, pendant notre voyage, avec pour thème les jouets en bois. Nous avons eu 2 réponses positives d’ associations, dont « Les Galopins de Calcutta » créée par une française, Fabienne Fichet.

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Le 9 octobre dernier nous avons donc convenu d’une rencontre dans le foyer des Galopins de Calcutta avec les jeunes qui l’occupe. Nous sommes partis avec nos petites affaires direction le métro sous une pluie battante. Arrivé à notre arrêt, nous avons été accueillis par Florent, un bénévole de l’association qui s’occupe des jeunes quand ils sont au foyer. Nous faisons connaissance pendant le trajet en tuc-tuc qui nous amène au foyer.

Pour nous, c’était la première fois que nous allions rencontrer des jeunes avec une démarche pareil. Le début de la rencontre fût un peu timide mais après quelques brefs échanges et avec l’aide de Florent en tant que coordinateur, l’atmosphère se débrida très vite. Nous partons très rapidement sûr des jeux indiens comme le « billards indiens » ou sûr des jeux un peu plus connus pour nous comme le « Monopoly ».

Puis nous faisons plus ample connaissance sur eux, leurs études, leurs hobbies et loisirs ainsi que leurs choix de vies. Ils nous expliquent que pendant les vacances scolaires, ils se retrouvent tous ensemble, ici au foyer, à partager les repas et les activités sportives ou l’apprentissage de travaux manuels. Le reste du temps, chacun est en pensionnat dans son école respective. Le foyer est donc un lieu de communauté qui leurs permet de ne pas être seule.

Et puis les questions s’inverse, ils nous demandent depuis quand nous sommes partis de chez nous ? quels pays nous avons traversé ? Est-ce qu’on a déjà été dans des situations dangereuses ? pourquoi sommes-nous partis en vélo ?… Les questions fusent, ils sont curieux de connaître notre aventure et nous essayons du mieux que l’on peut avec notre pauvre anglais, de leurs répondre. Mais grâce à internet, nous pouvons imager nos récits par nos photos et vidéos, qui pour certaines les ont bien fait rigoler.

Nous finissons cette rencontre en leurs demandant qu’ils nous écrivent des messages sur notre drapeaux, en indien, en anglais ou d’autres langues car pour certains ils connaissent deux ou trois langues différentes.

Cette première rencontre de ce genre a été très enrichissante. Nous avons très appréciés d’avoir fait connaissance avec tout ses jeunes et d’avoir partagé, chacun, un peu de notre temps pour cette échange simple mais très gratifiant, malgré qu’il fût court car le soir même nous devions prendre l’avion direction Bangkok !

Nous espérons renouveler ce genre de rencontre en Asie du Sud-Est où nous sommes en contacte avec une autre association au Laos et au Cambodge.