Corruption en Asie du sud-est

Arrivant au terme de notre parenthèse moto… nous sommes retourné au Laos afin de découvrir le sud, d’y trouver le soleil et de pouvoir récupérer nos vélos. Ses 2 derniers mois ont été difficile, et nous étions loin d’imaginer que notre retour au Laos conservera la même dynamique. Un sac perdu sur la route, des problèmes mécaniques tenace, un vol d’argent ( 15 euro ) et une altercation avec la police, élèverons le niveau de malchance à son maximum !

DSC_9551

C’est sur se dernier point que nous souhaiterions parler aujourd’hui… Depuis le début de notre aventure les altercations avec la police ont été quasiment inexistantes. Le vélo a se pouvoir de vous faire passer n’importe quelle contrôle routier sans problème. En revanche à Tha khek, dernière ville de notre voyage à moto où nous voulions finir par cette fameuse boucle que les soucis commence… Au début nous rencontrons guillaume et Marie, deux français recherchant chacun une moto. Un prix est fixé et nous nous engageons à faire une dernière vérification mécanique le lendemain matin avant de leurs céder.

C’est donc dans un élan enthousiaste à l’idée de vendre et de finir ce périple à moto que nous nous dirigeons vers un garage. Et comme vous vous en doutez, c’est, justement, à ce moment là que nous sommes contrôlés par la police laotienne.

Permis, carte bleu et passeport sont demandés, Nous avons l’ensemble des documents et sommes confiant face au bon déroulement avenir de la situation. Malheureusement c’est mal connaître se type de police qui, après plusieurs vérifications réussi à trouver une date incorrecte sur un vieux papier d’assurance.

Ouïe ! La négation commence, Un dialogue de sourd s’installe entre les 2 camps, et, au bout d’un moment, une demande d’argent nous est demandé subtilement… Il n’y a pas fallu plus, pour nous voir réfractaire à cette corruption douteuse.

A la suite de notre refus, ils nous présentent un papier écrit en laotien que nous refusons également de signer, bien naturellement, ce qui au final nous fera gagner un allé simple au poste de police de Tha khek. Motos immobilisés, une longue attente, des policier douteux, nous voilà bien occupé pour cette journée qui devait déjà être très occupé !

En début d’après midi, nous avons plus d’explication, le traducteur nous expliquera l’illégalité de notre situation et nous informera l’immobilisation des 2 motos. Évidement ils comprirent très vite que nous avons besoin de l’argent des motos pour rentrée en France. C’est donc très naturellement que ses messieurs nous rédigent un papier manuscrits nous permettant de pouvoir rouler au Laos accompagné bien évidement d’une amande de 5 euro par personne. Au total l’opération aura durée 6 heures… Pas cool mais nous finissons tout de même avec le sourire !

L’histoire se finis bien, nous avons pu récupérer les vélos, partir au garage et réussir à les vendre dans la foulé. Mais tout ça pour dire qu’en Asie du sud-est la corruption est très présente, c’est quelque chose qui nous réjouie peu et qui nous met en colère face à des situation comme celle là. Ceci dit, il ne faut pas être non plus hypocrite et ne pas oublier que c’est grâce à se laxisme des autorités locales que nous pouvons voyager à moto assez facilement. Traverser les frontières est un jeu d’enfant mais nous avons appris à nos dépend qu’il est fortement conseillé de jouer le jeu face à ce genre de corruption.

Le business des motos en Asie du sud-est, représente une économie important dans le tourisme, c’est donc dans une illégalité la plus total que 90 % des voyageurs à moto parcourt ses pays.

Le Laos, dernier bastion de la tranquillité

A notre arrivé au Laos, la transition avec la Thaïlande fut saisissante ! La propreté et les routes parfaites laissent place aux voies défoncés et à une propreté négligeable….

Bienvenue dans le Far-west Laotien !

Mais arrivé à Vientiane, capitale du Laos, nous apprécions très rapidement cette jolie petite capitale où nous ressentons une forte présence française. Et oui, pour ceux qui l’on peut-être oubliés ou ne le savent pas, le Laos faisait partie de l’ex-Indochine, ancienne colonie française jusqu’à sa dissolution en 1954.

Nous qui rêvons depuis plusieurs mois au fromage et au vin, à la bonne bouffe française, nous sommes extrêmement ravis de découvrir des baguettes de pain, des sandwich et du bon vin à un prix raisonnable. Nous avons l’impression d’être atterris au paradis à la française !!

En effet il y a beaucoup d’expatrié qui se sont installés à la capitale et au fur-à-mesure du temps le terroir français s’est imposé à notre plus grand plaisir !

Mais la capitale ne reflète pas le véritablement visage du Laos. Nous sommes alors partis dans ses montagnes reculées à la découverte de ses racines et nous y avons vu un peuple d’une grande gentillesse, sincère et très accueillant, surtout les enfants qui vous salut avec un tel sourire et une joie de vivre rarement comparable qui ferait fondre même les cœurs les plus dur.

Vu que nous étions en moto, nous avons pu profiter de ces magnifique montagnes entrecoupés de villages perdus sur des crêtes ou en fond de vallée. Malheureusement, cette fois-ci le temps n’était pas avec nous. Nous avons connu une première semaine ensoleillé, en revanche les 3 autres sont passés du côté obscur, entre nuage menaçant et pluie, en passant par le brouillard épais et le froid.

Malgré tout nous avons très apprécié le Laos, la gentillesse naturelle des laotiens, la tranquillité, ses bivouacs de rêve en on fait un des pays les plus apprécié de notre voyage. Il est en effet très simple de voyager au Laos.

Mais heureusement, après le Vietnam, nous revenons au Laos quelques semaines par le sud direction, Vientiane, pour récupérer nos vélos et rencontrer des écoles dont l’association « Enfants d’Asie », que nous avons rencontré auparavant.

DSC_8900

Un vent de renouveau « la moto »

Au bout d’un an de voyage à vélo à travers l’Europe et l’Asie, après avoir connu le froid hivernal, les fortes chaleurs, la mousson ainsi que les hauts sommets himalayens, le désert du Rajasthan, les innombrables villes grouillants d’activités et les montagnes infernales de l’Asie du sud-est et ainsi arrivant quasiment à notre but, un vent de changement nous semblait important pour continuer notre aventure avec toujours la même envie de découverte et d’ouverture d’esprit sur le monde qui nous entoure.

Arrivé à Vientiane, capitale du Laos, nous décidons, après mûre réflexion, de laisser nos vélos pour environ 2 à 3 mois afin de découvrir le Laos et le Vietnam à MOTO !

Le choix que nous avons fait n’a pas été de la fainéantise ou un dégoût du vélo mais plutôt un choix réaliste. Je m’explique…

Auparavant nous avions traversé le nord de la Thaïlande et cet étape a été sûrement la plus difficile que nous avions traversé. Les routes dans cette partie du monde sont extrêmement exténuante de part leurs degrés d’inclinaison et l’enchaînement, sans cesse, des montés et descentes sur plusieurs dizaines voir centaines de kilomètres. Ainsi sachant que nous allions retrouver ce même profile de route au Laos, nous avons conclu de le faire à moto pour profiter pleinement de ses pays !

DSC_8549

Une nouvelle aventure, dans cette grande aventure, c’est alors ouverte à nous !

Et on peut dire que ça n’a pas été facile… Nous savions qu’en arrivant à Vientiane il fallait qu’on soit efficace pour perdre le moins de temps possible à trouver des motos. Le défi était de trouver 2 motos d’occasion de type « Honda win 110 cc » avec des plaques vietnamiennes pour pouvoir passer au Vietnam, par la suite.

Dès le premier jour nous faisons nos recherches… sur internet, sur des forums, et aussi en ville, dans des guest house où parfois des voyageurs vendent leurs motos à la fin de leurs trip. Rapidement nous trouvons plusieurs personnes qui veulent vendre ou veulent peut-être vendre. A ce moment là, notre enthousiaste est au plus haut mais nous continuons à démarcher au cas ou il n’y aurais pas de suite, et nous avons très bien fait car ça ne s’est pas passé comme prévu, au bout des 3 premiers jours, nous avions au final aucune moto. La tension commençait à monter crescendo mais heureusement, Enzo, un français que nous avions rencontré quelques jours avant, avait trouvé 2 motos, une pour lui et l’autre pour nous. Super !! nous en avions une en poche, il en restait plus qu’une à trouver ! Mais se fût encore 2 jours de plus et des faux plans avant de trouver la perle rare, ce qui en a découlé un sentiment de soulagement et une belle victoire pour notre nouveau projet !

DSC_8897

Nous sommes, au final partis de la capitale laotienne, au bout de 5 jours, à trois avec Enzo, et avec «  une banane énorme » pour découvrir ce pays à motos…

Les sensations sont pas du tous les même qu’à vélo… Nous roulons plus vite, passons les montés avec une facilité déconcertante, parcourons plusieurs centaines de kilomètres par jour. Enfin bref le bonheur sur de telles routes montagneuses ! Grâce à la moto nous avons pu trouver des bivouacs magnifique, superbe vu et tranquillité. En revanche le regret que nous pouvons avoir avec la moto est que nous allons plus vite et donc cela crée une distance avec les locaux. Le vélo reste un formidable moyen pour rencontrer .

Ça nous a aussi appris à repartir à zéro, nouveaux problèmes mécaniques, nous avons passé presque tout les jours au garage pour réparer ceci ou cela. Et ouai ! Voyager avec de vielle moto c’est génial, on va vite, pas d’effort, mais il faut aimer passer son temps dans les garages !

DSC_9040

Les Galopins de Calcutta

images

Pour notre dernier jour en Inde, nous sommes partis dans les faubourgs de cette mégalopole indienne, Calcutta, à une rencontre toute particulière pour nous…

Mais avant de partir dans les détails, resituons les événements. Avant de partir pour notre magnifique périple, nous avons contacté des associations en Asie qui aident des orphelins a construire leurs avenir grâce à la création de foyer et à l’éducation durant leurs jeunesses. Notre souhait était de partager un moment avec ses enfants, pendant notre voyage, avec pour thème les jouets en bois. Nous avons eu 2 réponses positives d’ associations, dont « Les Galopins de Calcutta » créée par une française, Fabienne Fichet.

ohV_0p9R

Le 9 octobre dernier nous avons donc convenu d’une rencontre dans le foyer des Galopins de Calcutta avec les jeunes qui l’occupe. Nous sommes partis avec nos petites affaires direction le métro sous une pluie battante. Arrivé à notre arrêt, nous avons été accueillis par Florent, un bénévole de l’association qui s’occupe des jeunes quand ils sont au foyer. Nous faisons connaissance pendant le trajet en tuc-tuc qui nous amène au foyer.

Pour nous, c’était la première fois que nous allions rencontrer des jeunes avec une démarche pareil. Le début de la rencontre fût un peu timide mais après quelques brefs échanges et avec l’aide de Florent en tant que coordinateur, l’atmosphère se débrida très vite. Nous partons très rapidement sûr des jeux indiens comme le « billards indiens » ou sûr des jeux un peu plus connus pour nous comme le « Monopoly ».

Puis nous faisons plus ample connaissance sur eux, leurs études, leurs hobbies et loisirs ainsi que leurs choix de vies. Ils nous expliquent que pendant les vacances scolaires, ils se retrouvent tous ensemble, ici au foyer, à partager les repas et les activités sportives ou l’apprentissage de travaux manuels. Le reste du temps, chacun est en pensionnat dans son école respective. Le foyer est donc un lieu de communauté qui leurs permet de ne pas être seule.

Et puis les questions s’inverse, ils nous demandent depuis quand nous sommes partis de chez nous ? quels pays nous avons traversé ? Est-ce qu’on a déjà été dans des situations dangereuses ? pourquoi sommes-nous partis en vélo ?… Les questions fusent, ils sont curieux de connaître notre aventure et nous essayons du mieux que l’on peut avec notre pauvre anglais, de leurs répondre. Mais grâce à internet, nous pouvons imager nos récits par nos photos et vidéos, qui pour certaines les ont bien fait rigoler.

Nous finissons cette rencontre en leurs demandant qu’ils nous écrivent des messages sur notre drapeaux, en indien, en anglais ou d’autres langues car pour certains ils connaissent deux ou trois langues différentes.

Cette première rencontre de ce genre a été très enrichissante. Nous avons très appréciés d’avoir fait connaissance avec tout ses jeunes et d’avoir partagé, chacun, un peu de notre temps pour cette échange simple mais très gratifiant, malgré qu’il fût court car le soir même nous devions prendre l’avion direction Bangkok !

Nous espérons renouveler ce genre de rencontre en Asie du Sud-Est où nous sommes en contacte avec une autre association au Laos et au Cambodge.

INDIA never go back

Nous arrivons bientôt au terme de notre aventure en Inde avant de rejoindre l’Asie du sud-est, ici à Jaisalmer, au Rajasthan.

DSC_6991

Nous voulions faire un article résumant ses 2 mois passés dans ce si grand pays où tant de choses se sont passés, les joies, les peines, les rencontres… Bref en deux mots « notre ressentis ».

Tellement de choses sont différentes à son sujet, les pires comme les meilleurs, comme vous pouvez sûrement le savoir aussi. Nous nous étions préparés mentalement à tous ce que nous allions rencontrer et voir. Et bien, ça n’a pas suffit, vous pouvez nous croire !

Tout au long de notre traversée, du premier jour jusqu’à ses derniers jours, nous avons eu de cesse des changements d’avis sur l’Inde, dans sa globalité. En effet dès le premier jour nous avons eu un avis tranché du côté négatif. Deux problèmes ont surgit : le premier a été de retirer de l’argent, je crois bien que nous avons mis plus de 3 heures et visité plusieurs villes avant de trouver un distributeur qui fonctionnait. Le deuxième a été de ce faire virer d’un hôtel alors que nous étions installés depuis plusieurs heures… nous n’avons rien compris sur le moment mais plus tard nous avions compris que l’hôtel avait eu des problèmes avec la police locale. Welcome to INDIA !!!

Nous sommes donc partis très rapidement du mauvais pied. Mais notre enthousiasme de découvrir ce nouveau pays nous a relancé sur les bonnes voies de l’épanouissement.Petit à petit, au fil des jours et des kilomètres nous avons découvert leurs cultures si évasives et différentes et faites quelques très belles rencontres ainsi qu’une belle découverte des « Gurudwara », ses temples sikhs qui accueillent toutes personnes à manger et dormir. Nous commencions à apprécier les facettes de l’Inde. Et même le trafic routier, qui est pourtant réputé pour être un « gros bordel », nous en avons rigolé.

Malgré tout, en arrivant à Manali, au début de l’Himalaya, nous étions enchantés d’attaquer les montagnes que nous aimons tout les deux. Mais aussi à cause de la surpopulation indienne qui commençait à nous étouffer ainsi que la chaleur et l’humidité.Nous passons donc 3 semaines dans les montagnes à virevolter et à planer sur un nuage de joie intense. Ce que vous avez pu voir dans l’article précédant.

Mais malheureusement pour nous la redescente fût dur, le choc est bien présent, presque terrifiant. Nous quittons les terres respirable de l’Himalaya vers de nouveau, la fournaise indienne. Nous faisons quand même halte, pour nous remonter un peu le moral, au « Golden Temple », le temple vénéré des sikhs à Amritsar où nous découvrons la merveille de ce site et toutes les personnes y travaillant pour nourrir ; 500 000 personnes par jour. Ce fût incroyable de voir ça !

Forte heureusement un nouveau défis nous regonfla le moral… traverser le désert du Thar au Rajasthan. C’est encore une fois la chance de découvrir une nouvelle contrée et de trouver la tranquillité. Enfin c’est ce qu’on croyait… car ça ne c’est pas passé comme ça. Tout d’abord nous n’avons pas découvert un désert de sable mais un désert d’épine. Nous l’avons bien constaté… plus de 25 crevaisons de chambres à air sans compter celles du matelas gonflable d’Antho. Ensuite vous ajoutez à ça, la population indienne élevée dans le désert. Il faut savoir que le désert du Thar à une population démographique presque égale à celle de la France. Ça fait de lui le désert le plus peuplé du monde.

Ainsi que toutes les questions que nous ont pausé les indiens pendant cette longue traversée, du genre ; « Quel pays ? » « Quelle pays nom? » « Où allez vous ? » … Et ça en boucle accompagné d’une vingtaine de « selfies » par jour. Je sais pas si vous pouvez imaginer la difficulté que ça été pendant presque 2 semaines, à supporter le trafic incessant et hyper-bruyant. Pour vous aidez, je peux vous dire que la traversé de l’Himalaya a été plus simple. Nous avons finis par détester les indiens, ce qui n’était jamais arrivé dans d’autres pays que nous avons traversés jusqu’à présent. Nous avons été même surpris de détester autant un peuple de cette manière !

Aujourd’hui nous sommes à Jaisalmer dans un magnifique endroit qui pourrait en faire rêver plus d’uns mais notre conclusion sur l’Inde est malheureuse très mitigé… Nous avons eu la chance de voir de magnifique paysages, des monuments splendide mais trop peu d’échanges intéressant et constructif avec les indiens. Nous pouvons aussi en conclure qu’il est très difficile de voyager à vélo, en Inde pour toutes ses raisons et d’autres. Ceci est bien sûr notre ressentis en tant que cyclotouriste, il est possible que dans d’autres circonstances nos avis seraient différents.

Mais n’ayez pas peur nous sommes toujours motivés à découvrir le monde…

5 mois, notre chemin depuis la France

Nous voila déjà partis depuis 5 mois, que de chemin parcouru depuis ! Voici l’itinéraire que nous avons empreinté depuis la France, celui ci a bien changer par rapport à l’initial. Et pour cause certains visas comme le Turkménistan sont compliqués d’obtenir et d’autres comme l’Ouzbékistan sont excessivement chers. Sur la route, tout le jeux est d’ anticiper sont itinéraire pour réussir à franchir chaque pays et aller plus loin dans cette aventure. De plus en plus nous nous rendons compte que le monde et ses frontières n’est que complexité, arrangement politique, et un gros « chimlblique ».

Nous voila deux petites souris essayant de nous fréllier un chemin à travers le monde.

En selle Marcel ! Claire et Jérémy sont 2 voyageurs Français rencontrés sur la route …

Dear reader, For the first time, we will try to write an article in english… as more and more non french speaking people will read (or not ?) the blog.

via Bilan du tour d’Europe 2016 et projets — En selle marcel !!!

Le 3 mars 2017 : « Fête National de Pedalsie »

Cette journée est à marquer d’une croix en or sur notre agenda. Les éléments qui vont suivre sont ce pourquoi nous sommes partis voyager à travers le monde, quittant nos familles, nos amis, et nos vies…

Elle commence à 1h40 du matin réveillés subitement par d’étranges bruits… je constate encore endormi que les protections des vélos se sont totalement enlevés … c’est inhabituel !

Je réveille Baptiste un peu brusquement, devant nous se trouvent deux Rangers Grecs, lampes à la main rodant autour du bivouac. Nous sortons sans traîner de nos duvets , essayant d’expliquer notre présence ici. Nous montrons nos passeports, une fois la situation clarifiée, ils nous informent que des ours sont dans cette vallée et bien évidement cela est dangereux d’être ici . Nous le savions et avions soigneusement rangé notre nourriture. Ils repartent aussi vite qu’ils sont venu, nous laissant terminer notre nuit.

DSC_2885

Comme chaque matin nous rangeons, plions nos affaires et mangeons un morceau, décidés à affronter cette journée qui s’annonce difficile. En effet une barrière de montagnes se dresse devant nous, impossible de contourner ! Nous commençons les premiers kilomètres de cette ascension difficile : pente de 10%. Pour être honnêtes nous traînions un peu la patte à l’idée de monter cette montagne, mais soudainement voilà qu’un pick-up s’arrête dans la montée. Nous rejoignions son propriétaire qui nous propose naturellement de nous monter la haut, un cadeau du ciel ! Mais alors que nous pensions monter à l’arrière, le voilà sortant 2 sangles nous accrochant l’un derrière l’autre . Nous n’avons même pas le temps de réaliser le surréalisme de la situation que nous filons à vive allure à plus de 35km/h, ne faisant qu’une bouchée de ce col de 12 km. Arrivés en un seul morceau au sommet, les bras crispés, le cœur battant la chamade, nous éclatons de rire tout les 3 et sautons dans un café pour fêter nôtre réussite.

Et voila que notre ami du jour, à peine apprenons nous à le connaître, lui et son refuge d’ours et de pélicans (belle coïncidence), qu’il nous annonce qu’il a une maison sur l’île de Lemnos et que nous pouvons aller y passer autant de jour que l’on souhaite. Nous voulions justement y aller, incroyable moment, nous n’en revenons pas ! Et voila qu’il nous explique comment allumer l’électricité, l’eau etc… nous expliquant que sa maison est la plus vielle de l’île « 1676 » et que cette île comporte des déserts, des grottes, des plages etc…

Difficile pour nous de vous décrire avec exactitude le sentiment éprouvé à ce moment. Dans un sérieux le plus total il nous donna ses clés, nous décri comment y aller, nous prenons une photo et nous tombons sur le cul!

DSC_2901 (2)

Nous avons la clé d’un paradis, et une descente de 19 km nous tend ses bras . Dans une extase la plus total nous descendons à vive allure dépassant même un voiture traînant la patte. Cette journée qui devait s’annoncer comme un calvaire, se passe comme une douce promenade au pays des rêves. Croisant notre ami de nouveau sur la route, nous indiquant la bonne direction, nous empruntons une route s’apparentant à une autoroute filant comme des chevaux en érections vers notre objectif. Croisant sur notre route un policier nous faisant la remarque que nous ne portons pas de casque. L’amende vous pend au nez nous dis d’y t-il mais il nous fit vite comprendre que c’est une blague… nous entamons une sympatrique discution sur notre aventure et que nous pouvions continuer sur cette route pour aller plus vite. Il finira par dire que l’on est fou comme beaucoup d’autres avant lui et nous poursuivront notre route, nous laissant glisser par la joie.

Des aboiements surgis ! voila qu’un molosse nous cours à près sortant les crocs, bien décidé à nous bouffer les mollets. Nous pédalons le plus vite que l’on peux, mais il est trop rapide ! Alors d’une intonation forte et agressive je lui hurle déçu. Miracle il se stoppa nette nous laissant reprendre notre chemin vers notre maison du soir, qui abritera nos rêves de la journée….