Come back in « Thailand Paradise »

 

Quittant le Myanmar en bus par la même frontière, nous revenons en Thaïlande non content de retrouver ses sourires sincères, cette joie de vivre et cette simplicité qui les caractérise tant.

 

Désireux de découvrir le Nord de la Thaïlande, nous nous dirigeons vers Chang Mai et empruntons une voie difficile… celle des montagnes où la faune et la flore est luxuriante. Nous n’avons pas été déçu des dénivelés et de la difficulté, sous une chaleur écrasante nous grimpons et descendons des pente a 17 % qui nous oblige parfois à pousser nos vélos. Les routes dans les montagnes thaïlandaises ne passent pas part 4 chemins, tout droit vers la destination… Ce qui vous donne de vrais pistes de ski à gravir. Cependant se sont dans ses montagnes que nous rencontrerons « Po », un thaïlandais de 60 ans en vélo avec qui nous passerons 5 jours et pour qui nous avons eu une affection toute particulière. Sa joie de vivre et son franc parlé, nous fais découvrir encore cette Thaïlande qui parfois s’avère être très mystérieuse et jonchée de contradiction.

 

Après 300 kilomètres nous voilà donc à Chang Mai où nous prenons le temps de nous reposer, de rencontrer d’autres voyageurs et perfectionner notre anglais qui s’améliore, malgré tout. C’est pour nous l’occasion de préparer la suite de l’aventure au Laos qui s’annonce très remplis, avec la visite d’une 2 ème association et un projet de découvrir les célèbres montagnes laotiennes en moto…

 

Un séjour inattendu dans une communauté bouddhiste

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Nous roulons sans traîner en direction du Myanmar (Birmanie) sachant que nous retournerons en Thaïlande juste après. Mais le voyage en a décidé autrement, une chute d’eau se trouve sur notre chemin, l’envi d’aller si mouillé nous convainc à partir à sa recherche dans les petites montagnes où la jungle est reine. Suivant une route, un chemin de terre, puis un sentier raide comme une mauvaise blague de fin de journée, nous nous enfonçons dans cette jungle aveuglément en espérant une bonne surprise…

Imaginez, vous poussez vos vélos au sommet d’une colline cherchant une chute d’eau, n’aillant pas vraiment la certitude de votre direction et soudainement vous arrivez au but et lorsque vous reprenez vos esprits, votre première vision sont des femmes vêtus de blanc, la tête rasée qui vous regardent, vous et votre dégaine d’aventurier perdu. Se demandant, qu’est-ce qu’ils sont bien venus faire ici ses deux là ?

Nous sommes rapidement accueillis par quelques dames qui avec un très faible anglais nous montre les lieux… nous sommes médusés, les yeux et la bouche grandes ouvertes, nous réalisons peu a peu que nous sommes dans une communauté bouddhiste vivant en autarcie dans cette jungle proche de la nature et de bouddha.

Pour nous deux, c’est comme si nous étions tombés sur un palais recouvert d’or, petites maisonnettes sur pilotis, sculptures de bouddha, nature luxuriante, petits chemins faufilant entre les arbres… Nous voilà tombés chez les hippies Thaïlandais !!!

Plus sérieusement ses Bronzes (hommes) et nones (femmes) ont été d’un incroyable accueille, sans que nous demandions quoique ce soit, le gîte et le couvert nous sont proposés avec le plus grand des sourires. Nous apprendrons par la suite qu’aucun touriste n’est passés par ici, et d’un coté comme de l’autre nous sommes content de s’être trouvés.

Nous devions rester 2 jours, nous sommes restés 15 jours, vous décrire tout ce que nous avons vécu serais beaucoup trop long, mais nous avons eu le bonheur de tomber sur ses personnes formidable qui nous ont laissé rentrée dans leurs intimités et leurs quotidiens avec le plus grand des naturels. Chaque jours nous découvrons et apprenons des dizaines de choses, sur la Thaïlande, les bronzes, bouddha, les plantes exotiques, la nourriture …

Au fil des jours, une amitié et une relation sincère se crée entre nous tous, multipliant les expériences nouvelles, nous sommes conscient de cette chance et apprécions chaque jour passé avec eux jusqu’à leur réaliser une chaise en bambou pour les remercier.

Atain Mai, le « Big boss » du temple nous fait la proposition alléchante de le suivre, lui et ses frères à l’autre bout de la Thaïlande, voir des amis, et visiter des grands sites bouddhistes. La proposition est trop alléchante nous partons tous ensemble le lendemain pour 6 jours et 3000 km de « pick up », traversant le pays, voyageant de temples en temples, et côtoyant de près ses individus au grand cœur.

Un vent de fraîcheur, appeler la Thaïlande …

Notre 2 eme tentative pour sortir de Bangkok fut la bonne. Nous sortons de ce géant de béton bien décidés à découvrir ce pays que nous attendions depuis longtemps. La Thaïlande synonyme de notre entrée en Asie du sud-est et de la dernière partis de notre voyage.

Nous avons quitté l’Inde depuis 15 jours déjà, mais nous gardons quelques vieux réflexes de méfiance. Pas toujours facile de s’ouvrir 100% lorsque 2 mois et demi durant, vous vous sentiez harcelés par un trafic dangereux et des indiens étouffant.

Mais très vite la bonne humeur, l’accueil chaleureuse, et l’atmosphère qui règne dans ce pays nous rassure sur nos futures aventures en Asie du Sud-est.

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N’ailliez rien à craindre dans ses contrées, nous dis notre petite voie intérieur, bonheur et joie de vivre en ont fais leurs domicile…

Nous pédalons joyeusement dans ses fabuleux paysages de rizières, au milieu d’un trafic respectueux des autres, ici nous avons notre place sur la route ! Que ça fait du bien de regarder le paysage défiler sans avoir cette peur au ventre de ce faire embrocher par un camion.

Ici, de nouveau nous changeons notre méthode de communication, Les gestes, les dessins, les sourires, et nos quelques mots thaï appris sur le tas, on remplacé l’anglais. Et tout naturellement que nos conversation simples soi telles, prennent une dimension bien plus enrichissante à nos yeux.

La Mousson ! Certains sans rappel sans doute, nous avions eu l’occasion dans goûter les plaisirs au Népal et au nord de l’Inde… et bien à notre grande surprise elle s’est terminée fin octobre en Thaïlande. Nous avons donc eu le droit à notre douche quotidienne, sur les premiers jours, ce qui par cette chaleur n’est pas si déplaisant que ça. Mais venu le temps de trouver un bivouac, dormir dans les rizières infestées de moustiques vorace les pieds dans la boue ne nous enchantaient guère. Ce seront les temples bouddhistes qui nous offrirons un toit pour ses nuits pluvieuses.

FAUX départ à Bangkok !

13/10/2017 , il est temps pour nous de quitter Bangkok et ses 20 millions d’habitants, 15 ème plus grosse ville du monde. Du coup sortir de ce labyrinthe de béton en vélo ne sera pas chose facile. Comme depuis le début nous n’avons ni GPS, ni carte de la ville, ni téléphone, juste un simple papier résumant notre trajet…

Nous partons de bonne humeur convaincu de notre réussite, vous vous en doutez les chose ne vont pas vraiment ce passer comme nous l’avions prévu et de très loin. A peine commencé que nous nous emmêlons les pédales et trouvons difficilement notre direction sous une pluie torrentiel et ses entrelacs de route à 4 voies qui ce chevauche.  En plus de ça, il est difficile de compté sur les Thaïs pour avoir des informations, leurs anglais est inexistant…

Mais tout cela n’est pas grand chose face à un tsunami de problématique qui arrive droit sur nous. Mon pneu arrière dégonflé ( encore !!! ), je m’arrête rapidement à coté d’un trafic intense. Notre pompe, la troisième depuis le début de l’aventure ne donne plus signe de vie, ce petit objet si simple et le seul moyen de repartir, nous cherchons donc un magasin de vélo mais abandonnons très vite l’idée. Les passants, malgré leurs généreux sourire ne parle que Thaï. Alors nous poussons nos vélos jusqu’à une station essence, mais les embouts ne sont pas adaptés à nos chambres à air,  le personnel est impuissant face à notre détresse. Baptiste part avec son vélo cherché un magasin sans succès tandis que  je constate avec chagrin que mon pneu avant et crever .

Le sort s’acharne ! impossible d’avancer ni de revenir sur nos pas avec 2 pneus à plat chargé de 60 kilos. C’est un petit mec, « Macgyver thai » qui réussira à créer un embout bricolé permettant de gonflé les pneus. Je pense qu’il ne sait même pas à quel point il nous à sortis d’une sacrée merde !

La situation, à mis nos nerfs à rude épreuve. Garder son calme nous a encore une fois demandé beaucoup d’efforts à chacun. Voulant remonter m’a roue, Baptiste cassera mon axe de roue arrière.

Certains penseront que nous en fessons exprès mais pas du tout, que voulez vous, c’est ça les artistes !!!

Les Thais sont adorables, ils nous apportent 2 Coca-Cola pour nous remonté le morale. Que devons nous faire ? Continué d’avancer avec le faible espoir de réparer et de trouver un magasin de vélo sur la route, d’autant plus avec des vélos fatigués par le désert, l’Himalaya, la mousson népalaise et nos 10000 km. Ou revenir sur nos pas, prendre une nuit supplémentaire et réparer nos vélos au près de professionnel possédant un matériel adéquat.

A contre cœur nous prenons la sage décision de revenir à notre hôtel, ce qui nous a permis part la suite, accompagné de nos vélos de pouvoir les réparer dans un super magasin. La chose n’a bien sûr pas été évidente… Faire comprendre toute nos attentes aux Thai ne parlant pas anglais merci « GOOGLE traduction » n’a pas été chose simple mais leur patience et leur professionnalisme nous a bluffé.

18h30 nous récupérons 2 vélos plus neuf que jamais, leur nettoyage à été fais dans les moindre détail, ma cassette et ma chaine ont été changer ainsi que d’autres pièces.

Notre choix à été le bon !  Cela nous ravis de pouvoir enfin partir découvrir ce pays et ses habitants au grand cœur .

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