Un séjour inattendu dans une communauté bouddhiste

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Nous roulons sans traîner en direction du Myanmar (Birmanie) sachant que nous retournerons en Thaïlande juste après. Mais le voyage en a décidé autrement, une chute d’eau se trouve sur notre chemin, l’envi d’aller si mouillé nous convainc à partir à sa recherche dans les petites montagnes où la jungle est reine. Suivant une route, un chemin de terre, puis un sentier raide comme une mauvaise blague de fin de journée, nous nous enfonçons dans cette jungle aveuglément en espérant une bonne surprise…

Imaginez, vous poussez vos vélos au sommet d’une colline cherchant une chute d’eau, n’aillant pas vraiment la certitude de votre direction et soudainement vous arrivez au but et lorsque vous reprenez vos esprits, votre première vision sont des femmes vêtus de blanc, la tête rasée qui vous regardent, vous et votre dégaine d’aventurier perdu. Se demandant, qu’est-ce qu’ils sont bien venus faire ici ses deux là ?

Nous sommes rapidement accueillis par quelques dames qui avec un très faible anglais nous montre les lieux… nous sommes médusés, les yeux et la bouche grandes ouvertes, nous réalisons peu a peu que nous sommes dans une communauté bouddhiste vivant en autarcie dans cette jungle proche de la nature et de bouddha.

Pour nous deux, c’est comme si nous étions tombés sur un palais recouvert d’or, petites maisonnettes sur pilotis, sculptures de bouddha, nature luxuriante, petits chemins faufilant entre les arbres… Nous voilà tombés chez les hippies Thaïlandais !!!

Plus sérieusement ses Bronzes (hommes) et nones (femmes) ont été d’un incroyable accueille, sans que nous demandions quoique ce soit, le gîte et le couvert nous sont proposés avec le plus grand des sourires. Nous apprendrons par la suite qu’aucun touriste n’est passés par ici, et d’un coté comme de l’autre nous sommes content de s’être trouvés.

Nous devions rester 2 jours, nous sommes restés 15 jours, vous décrire tout ce que nous avons vécu serais beaucoup trop long, mais nous avons eu le bonheur de tomber sur ses personnes formidable qui nous ont laissé rentrée dans leurs intimités et leurs quotidiens avec le plus grand des naturels. Chaque jours nous découvrons et apprenons des dizaines de choses, sur la Thaïlande, les bronzes, bouddha, les plantes exotiques, la nourriture …

Au fil des jours, une amitié et une relation sincère se crée entre nous tous, multipliant les expériences nouvelles, nous sommes conscient de cette chance et apprécions chaque jour passé avec eux jusqu’à leur réaliser une chaise en bambou pour les remercier.

Atain Mai, le « Big boss » du temple nous fait la proposition alléchante de le suivre, lui et ses frères à l’autre bout de la Thaïlande, voir des amis, et visiter des grands sites bouddhistes. La proposition est trop alléchante nous partons tous ensemble le lendemain pour 6 jours et 3000 km de « pick up », traversant le pays, voyageant de temples en temples, et côtoyant de près ses individus au grand cœur.

Un vent de fraîcheur, appeler la Thaïlande …

Notre 2 eme tentative pour sortir de Bangkok fut la bonne. Nous sortons de ce géant de béton bien décidés à découvrir ce pays que nous attendions depuis longtemps. La Thaïlande synonyme de notre entrée en Asie du sud-est et de la dernière partis de notre voyage.

Nous avons quitté l’Inde depuis 15 jours déjà, mais nous gardons quelques vieux réflexes de méfiance. Pas toujours facile de s’ouvrir 100% lorsque 2 mois et demi durant, vous vous sentiez harcelés par un trafic dangereux et des indiens étouffant.

Mais très vite la bonne humeur, l’accueil chaleureuse, et l’atmosphère qui règne dans ce pays nous rassure sur nos futures aventures en Asie du Sud-est.

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N’ailliez rien à craindre dans ses contrées, nous dis notre petite voie intérieur, bonheur et joie de vivre en ont fais leurs domicile…

Nous pédalons joyeusement dans ses fabuleux paysages de rizières, au milieu d’un trafic respectueux des autres, ici nous avons notre place sur la route ! Que ça fait du bien de regarder le paysage défiler sans avoir cette peur au ventre de ce faire embrocher par un camion.

Ici, de nouveau nous changeons notre méthode de communication, Les gestes, les dessins, les sourires, et nos quelques mots thaï appris sur le tas, on remplacé l’anglais. Et tout naturellement que nos conversation simples soi telles, prennent une dimension bien plus enrichissante à nos yeux.

La Mousson ! Certains sans rappel sans doute, nous avions eu l’occasion dans goûter les plaisirs au Népal et au nord de l’Inde… et bien à notre grande surprise elle s’est terminée fin octobre en Thaïlande. Nous avons donc eu le droit à notre douche quotidienne, sur les premiers jours, ce qui par cette chaleur n’est pas si déplaisant que ça. Mais venu le temps de trouver un bivouac, dormir dans les rizières infestées de moustiques vorace les pieds dans la boue ne nous enchantaient guère. Ce seront les temples bouddhistes qui nous offrirons un toit pour ses nuits pluvieuses.

Les Galopins de Calcutta

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Pour notre dernier jour en Inde, nous sommes partis dans les faubourgs de cette mégalopole indienne, Calcutta, à une rencontre toute particulière pour nous…

Mais avant de partir dans les détails, resituons les événements. Avant de partir pour notre magnifique périple, nous avons contacté des associations en Asie qui aident des orphelins a construire leurs avenir grâce à la création de foyer et à l’éducation durant leurs jeunesses. Notre souhait était de partager un moment avec ses enfants, pendant notre voyage, avec pour thème les jouets en bois. Nous avons eu 2 réponses positives d’ associations, dont « Les Galopins de Calcutta » créée par une française, Fabienne Fichet.

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Le 9 octobre dernier nous avons donc convenu d’une rencontre dans le foyer des Galopins de Calcutta avec les jeunes qui l’occupe. Nous sommes partis avec nos petites affaires direction le métro sous une pluie battante. Arrivé à notre arrêt, nous avons été accueillis par Florent, un bénévole de l’association qui s’occupe des jeunes quand ils sont au foyer. Nous faisons connaissance pendant le trajet en tuc-tuc qui nous amène au foyer.

Pour nous, c’était la première fois que nous allions rencontrer des jeunes avec une démarche pareil. Le début de la rencontre fût un peu timide mais après quelques brefs échanges et avec l’aide de Florent en tant que coordinateur, l’atmosphère se débrida très vite. Nous partons très rapidement sûr des jeux indiens comme le « billards indiens » ou sûr des jeux un peu plus connus pour nous comme le « Monopoly ».

Puis nous faisons plus ample connaissance sur eux, leurs études, leurs hobbies et loisirs ainsi que leurs choix de vies. Ils nous expliquent que pendant les vacances scolaires, ils se retrouvent tous ensemble, ici au foyer, à partager les repas et les activités sportives ou l’apprentissage de travaux manuels. Le reste du temps, chacun est en pensionnat dans son école respective. Le foyer est donc un lieu de communauté qui leurs permet de ne pas être seule.

Et puis les questions s’inverse, ils nous demandent depuis quand nous sommes partis de chez nous ? quels pays nous avons traversé ? Est-ce qu’on a déjà été dans des situations dangereuses ? pourquoi sommes-nous partis en vélo ?… Les questions fusent, ils sont curieux de connaître notre aventure et nous essayons du mieux que l’on peut avec notre pauvre anglais, de leurs répondre. Mais grâce à internet, nous pouvons imager nos récits par nos photos et vidéos, qui pour certaines les ont bien fait rigoler.

Nous finissons cette rencontre en leurs demandant qu’ils nous écrivent des messages sur notre drapeaux, en indien, en anglais ou d’autres langues car pour certains ils connaissent deux ou trois langues différentes.

Cette première rencontre de ce genre a été très enrichissante. Nous avons très appréciés d’avoir fait connaissance avec tout ses jeunes et d’avoir partagé, chacun, un peu de notre temps pour cette échange simple mais très gratifiant, malgré qu’il fût court car le soir même nous devions prendre l’avion direction Bangkok !

Nous espérons renouveler ce genre de rencontre en Asie du Sud-Est où nous sommes en contacte avec une autre association au Laos et au Cambodge.

FAUX départ à Bangkok !

13/10/2017 , il est temps pour nous de quitter Bangkok et ses 20 millions d’habitants, 15 ème plus grosse ville du monde. Du coup sortir de ce labyrinthe de béton en vélo ne sera pas chose facile. Comme depuis le début nous n’avons ni GPS, ni carte de la ville, ni téléphone, juste un simple papier résumant notre trajet…

Nous partons de bonne humeur convaincu de notre réussite, vous vous en doutez les chose ne vont pas vraiment ce passer comme nous l’avions prévu et de très loin. A peine commencé que nous nous emmêlons les pédales et trouvons difficilement notre direction sous une pluie torrentiel et ses entrelacs de route à 4 voies qui ce chevauche.  En plus de ça, il est difficile de compté sur les Thaïs pour avoir des informations, leurs anglais est inexistant…

Mais tout cela n’est pas grand chose face à un tsunami de problématique qui arrive droit sur nous. Mon pneu arrière dégonflé ( encore !!! ), je m’arrête rapidement à coté d’un trafic intense. Notre pompe, la troisième depuis le début de l’aventure ne donne plus signe de vie, ce petit objet si simple et le seul moyen de repartir, nous cherchons donc un magasin de vélo mais abandonnons très vite l’idée. Les passants, malgré leurs généreux sourire ne parle que Thaï. Alors nous poussons nos vélos jusqu’à une station essence, mais les embouts ne sont pas adaptés à nos chambres à air,  le personnel est impuissant face à notre détresse. Baptiste part avec son vélo cherché un magasin sans succès tandis que  je constate avec chagrin que mon pneu avant et crever .

Le sort s’acharne ! impossible d’avancer ni de revenir sur nos pas avec 2 pneus à plat chargé de 60 kilos. C’est un petit mec, « Macgyver thai » qui réussira à créer un embout bricolé permettant de gonflé les pneus. Je pense qu’il ne sait même pas à quel point il nous à sortis d’une sacrée merde !

La situation, à mis nos nerfs à rude épreuve. Garder son calme nous a encore une fois demandé beaucoup d’efforts à chacun. Voulant remonter m’a roue, Baptiste cassera mon axe de roue arrière.

Certains penseront que nous en fessons exprès mais pas du tout, que voulez vous, c’est ça les artistes !!!

Les Thais sont adorables, ils nous apportent 2 Coca-Cola pour nous remonté le morale. Que devons nous faire ? Continué d’avancer avec le faible espoir de réparer et de trouver un magasin de vélo sur la route, d’autant plus avec des vélos fatigués par le désert, l’Himalaya, la mousson népalaise et nos 10000 km. Ou revenir sur nos pas, prendre une nuit supplémentaire et réparer nos vélos au près de professionnel possédant un matériel adéquat.

A contre cœur nous prenons la sage décision de revenir à notre hôtel, ce qui nous a permis part la suite, accompagné de nos vélos de pouvoir les réparer dans un super magasin. La chose n’a bien sûr pas été évidente… Faire comprendre toute nos attentes aux Thai ne parlant pas anglais merci « GOOGLE traduction » n’a pas été chose simple mais leur patience et leur professionnalisme nous a bluffé.

18h30 nous récupérons 2 vélos plus neuf que jamais, leur nettoyage à été fais dans les moindre détail, ma cassette et ma chaine ont été changer ainsi que d’autres pièces.

Notre choix à été le bon !  Cela nous ravis de pouvoir enfin partir découvrir ce pays et ses habitants au grand cœur .

Clic sur les photos pour voir de plus près !

 

INDIA never go back

Nous arrivons bientôt au terme de notre aventure en Inde avant de rejoindre l’Asie du sud-est, ici à Jaisalmer, au Rajasthan.

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Nous voulions faire un article résumant ses 2 mois passés dans ce si grand pays où tant de choses se sont passés, les joies, les peines, les rencontres… Bref en deux mots « notre ressentis ».

Tellement de choses sont différentes à son sujet, les pires comme les meilleurs, comme vous pouvez sûrement le savoir aussi. Nous nous étions préparés mentalement à tous ce que nous allions rencontrer et voir. Et bien, ça n’a pas suffit, vous pouvez nous croire !

Tout au long de notre traversée, du premier jour jusqu’à ses derniers jours, nous avons eu de cesse des changements d’avis sur l’Inde, dans sa globalité. En effet dès le premier jour nous avons eu un avis tranché du côté négatif. Deux problèmes ont surgit : le premier a été de retirer de l’argent, je crois bien que nous avons mis plus de 3 heures et visité plusieurs villes avant de trouver un distributeur qui fonctionnait. Le deuxième a été de ce faire virer d’un hôtel alors que nous étions installés depuis plusieurs heures… nous n’avons rien compris sur le moment mais plus tard nous avions compris que l’hôtel avait eu des problèmes avec la police locale. Welcome to INDIA !!!

Nous sommes donc partis très rapidement du mauvais pied. Mais notre enthousiasme de découvrir ce nouveau pays nous a relancé sur les bonnes voies de l’épanouissement.Petit à petit, au fil des jours et des kilomètres nous avons découvert leurs cultures si évasives et différentes et faites quelques très belles rencontres ainsi qu’une belle découverte des « Gurudwara », ses temples sikhs qui accueillent toutes personnes à manger et dormir. Nous commencions à apprécier les facettes de l’Inde. Et même le trafic routier, qui est pourtant réputé pour être un « gros bordel », nous en avons rigolé.

Malgré tout, en arrivant à Manali, au début de l’Himalaya, nous étions enchantés d’attaquer les montagnes que nous aimons tout les deux. Mais aussi à cause de la surpopulation indienne qui commençait à nous étouffer ainsi que la chaleur et l’humidité.Nous passons donc 3 semaines dans les montagnes à virevolter et à planer sur un nuage de joie intense. Ce que vous avez pu voir dans l’article précédant.

Mais malheureusement pour nous la redescente fût dur, le choc est bien présent, presque terrifiant. Nous quittons les terres respirable de l’Himalaya vers de nouveau, la fournaise indienne. Nous faisons quand même halte, pour nous remonter un peu le moral, au « Golden Temple », le temple vénéré des sikhs à Amritsar où nous découvrons la merveille de ce site et toutes les personnes y travaillant pour nourrir ; 500 000 personnes par jour. Ce fût incroyable de voir ça !

Forte heureusement un nouveau défis nous regonfla le moral… traverser le désert du Thar au Rajasthan. C’est encore une fois la chance de découvrir une nouvelle contrée et de trouver la tranquillité. Enfin c’est ce qu’on croyait… car ça ne c’est pas passé comme ça. Tout d’abord nous n’avons pas découvert un désert de sable mais un désert d’épine. Nous l’avons bien constaté… plus de 25 crevaisons de chambres à air sans compter celles du matelas gonflable d’Antho. Ensuite vous ajoutez à ça, la population indienne élevée dans le désert. Il faut savoir que le désert du Thar à une population démographique presque égale à celle de la France. Ça fait de lui le désert le plus peuplé du monde.

Ainsi que toutes les questions que nous ont pausé les indiens pendant cette longue traversée, du genre ; « Quel pays ? » « Quelle pays nom? » « Où allez vous ? » … Et ça en boucle accompagné d’une vingtaine de « selfies » par jour. Je sais pas si vous pouvez imaginer la difficulté que ça été pendant presque 2 semaines, à supporter le trafic incessant et hyper-bruyant. Pour vous aidez, je peux vous dire que la traversé de l’Himalaya a été plus simple. Nous avons finis par détester les indiens, ce qui n’était jamais arrivé dans d’autres pays que nous avons traversés jusqu’à présent. Nous avons été même surpris de détester autant un peuple de cette manière !

Aujourd’hui nous sommes à Jaisalmer dans un magnifique endroit qui pourrait en faire rêver plus d’uns mais notre conclusion sur l’Inde est malheureuse très mitigé… Nous avons eu la chance de voir de magnifique paysages, des monuments splendide mais trop peu d’échanges intéressant et constructif avec les indiens. Nous pouvons aussi en conclure qu’il est très difficile de voyager à vélo, en Inde pour toutes ses raisons et d’autres. Ceci est bien sûr notre ressentis en tant que cyclotouriste, il est possible que dans d’autres circonstances nos avis seraient différents.

Mais n’ayez pas peur nous sommes toujours motivés à découvrir le monde…

On a roulé sur les routes les plus haute du monde

Nous revoilà, Pour ce nouvelle article nous prenons un peu de hauteur, direction le Ladahk- Cachemire où se trouve les routes les plus hautes du monde.

Il y a un mois, notre entrée en Inde fus comme ont si attendaient très surprenante, le bruit permanent, les routes fatigantes, et les Indiens malgré leurs gentillesses, oppressant dans la manière de nous abordés…

Envie de calme, de nature, de grands espaces sauvages et amoureux de la montagne nous sommes donc partis pour un grand défi… l’Himalaya !! L’Himalaya est pour nous un rêve inavoué, pouvoir nous confrontés à ses routes mythiques et à un défi qui ne cessa de nous obséder durant ce premier mois en Inde.

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Après avoir traversés l’Uttarakand et l’Himmachal pradesh ( États du Nord indiens ) nous arrivons à Manali, ville départ avant d’entrée dans les routes himalayennes. Accès sur le tourisme ont y trouvent beaucoup d’activités out-door, de magasins de trekking et de location des célèbres Royal Enfields que nous cesseront de croiser sur notre route.

Après 7 jours de repos très appréciés, il est temps pour nous de reprendre nos vélos direction notre premier ascension « le Rotang pass » qui culmine à 3920m. Nous mettrons pas moins de 2 jours pour venir a bout de ses 2420m de dénivelés positif.s Déjà nous ressentons les premières difficultés qui nous accompagnerons jusqu’à la fin, le manque de nourriture, le manque d’eau et la rareté des bivouacs.

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Mais cela ne nous fais pas peur, bien au contraire nous sommes pris d’une euphorie collective et d’une joie immense de pouvoir traverser ses célèbres montagnes.

A flanc de montagne, une armée de travailleurs Indiens, Népalais et tibétains se tuent au travaille sous de fortes chaleurs et dans des conditions difficiles à réparer la route sur lequel des centaines de camions, voitures et voyageurs passent chaque jour.

Cette route qui n’a de cesse de changer de visages… Un bitume parfait vous emmènera au sommet qui soudainement se transformera en un chemin poussiéreux remplis de crevasses, nids de poules, blocs de roches… C’est ainsi que parfois nous rencontrons des routes parfaites entrecoupés régulièrement par des portions de routes désastreuses qui non de cessent de martyrisés nos vélos. Ses vélos que nous sommes fiers de posséder, car jusqu’à présent leurs robustesses a tenu le choc face aux épreuves difficiles que nous leurs faisons traversés.

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La suite de cette traversée himalayenne se poursuivra par une super rencontre d’un groupe de cycliste amateur encadré par un organisme, avec lequel nous avons sympathisé. Au fur et a mesure des rencontres sur la route, une amitié s’installe…

Grâce à ce groupe, cette traversée s’en est trouvée plus facile, car outre leurs conseils précieux sur la qualité de la route, les emplacements des bivouacs et ravitaillements, chaque soir et matin nous avions eu la chance de pouvoir manger avec eux, grâce à leur équipe de « cuistau » tout terrain. Une véritable chance pour nous de pouvoir voir de l’intérieur comment se passe une expédition dans l’Himalaya.

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Nous enchaînons les records époustouflants, d’un versant à l’autre nous passons d’un paysage minéral et agressif à des montagnes couleur sable où formes géologiques sont apparuent au fil du temps. Nous voyageons dans un livre d’aventure à ciel ouvert. Chaque jour nous surprend par sa beauté mais également par sa difficulté . En effet la difficulté est au premier plant dans cette région du monde, une chaleur forte en journée, un froid glacial le soir, des routes difficiles qui nous demandent la plus grande prudence afin d’accomplir l’ascension de 5 cols à plus de 4000m d’altitudes. Mais toutes ses épreuves rendent ce défi attrayant et jouissifs. Pas un moment nous regrettons notre choix, nous y sommes chez nous, heureux et remplis de bonheur.

Un bonheur qui nous emmena jusqu’à « Tanglangla pass » Le 2 ème col de la route la plus haute du monde ( 5328m ), après Lassa-Katmandou 5600m. Tanglagla pass nous y va très bien, après tout nous n’étions plus à 300m près !

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Difficile de vous décrire nos sentiments après la réalisation d’une telle épreuve, un mélange d’émotions vous envahis, chaque rencontre, chaque main qui nous a été tendu, chaque personne qui nous soutiennent depuis le début, mêlés à l’ effort physique en haute altitude rend votre esprit très vacillant… de bonheur intense aux larmes émotives.

64 klm de descente qui ferais pâlir d’envie tous les amateurs de vélo, nous emmènera jusqu’à Leh où nous quitterons notre groupe de cycliste pour qui l’aventure s’arrête là. Une vallée magnifique où les « stupa » (édifices bouddhiques) et les monastères tibétains ont éluent domicile cette vallée. Dans cette région de l’Inde, les Tibétains sont maître, les visages se sont arrondis, les yeux plissés et la région devenue d’influence bouddhiste. Un changement d’univers, qui marque une petite pause dans notre voyage en terre indienne.

Nos derniers kilomètres jusqu’à Leh furent difficiles, la fatigue nous tiraille ! Cette ville perchée sur la montagne signifie la réussite de notre traversée himalayenne que nous ne sommes pas peu fier. Après un repos de quelques jours notre route continue dans les montagnes car après avoir réussi a entrée dans l’Himalaya nous devons, maintenant, y sortir….

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Un chemin népalais difficile…

Après notre décision de prendre un vol pour le Népal suite au refus de la Chine pour obtenir le visa, nous atterissons à Katmandou. Nous restons 10 jours dans la capitale népalaise afin d’obtenir le visa indien.

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Nous passons ce séjour en compagnie de Melaîde, une lilloise qui a fait du bénévola en Inde dans un orphelinat. Depuis que nous sommes partis, elle suit notre aventure et elle a voulu nous rencontrer. Nous avons donc découvert cette cité emblématique où se mêlent traditions religieuses, bouddhiste et hindouiste et le tourisme de masse notamment à thamel, centre névralgique du business de trekking. Malgré ce tourisme très présent, nous avons apprécié l’ambiance que dégage la ville. Ruelles bondées de monde où se mêlent bruits, couleurs et odeurs.

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A la fin du séjour, nous quittons Mélaîde et partons sur les routes népalaises direction l’ouest pour rejoindre l’Inde. Nous mettons 12 jours pour faire 700 km. Cette traversée du Népal fût compliqué, nous avons bataillé avec les « TATA », ces camions très reconnaissable qui klaxonnent à longueur de temps pour nous saluer ou nous dire de dégager sur des routes parfois, étroites, sinueuses et toutes cabossées. Nous n’avons pas été habitué à ce climat tropical, arrivés par avion nous avons pas eu le temps de s’habituer à cette forte chaleur et humiditée constament présentes. Et pour nous compliquer la tâche, les 200 premiers kilomètres étaient très valonnés ce qui donnent au final des journées à 25 km.

Mais heureusement les népalais sont un peuple hospitaliés, honnêtes et guerriers. Les sourires constant et les « bye bye » des enfants nous ont aidé à avancer dans cette jungle épaisse remplis de moustiques et d’insectes de tous genres.
Nous avons découvert surtout la partie sud-ouest du Népal qui est beaucoup moins touristique que le nord, nous avons donc pu découvrir les villages traditionnelles de cette partie du Népal oubliée par les touristes.
Voyager à vélo au Népal pendant la mousson n’a pas été chose simple, c’est pourquoi nous n’avons pas pu découvrir pleinement ce magnifique pays. Nous espérons un jour y revenir sans les vélos et à la bonne saison pour profiter le Népal sur son meilleur jour !

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« Song kol » un doux parfum de Mongolie

Après avoir fait le tour du lac « Issyk Kol », 2 ème plus grand lac d’altitude du monde, nous nous dirigeons vers « Song kol » un autre lac d’altitude plus petit cette fois-ci mais culminant à 3400 mètres.

Pour y accéder la tache n’a pas été simple, 70 km de monté sur une piste sableuse, caillouteuse où la tolle ondulée a pris possession du chemin. il nous a fallu pas moins de 2 jours pour arrivé au sommet.

Cette tolle ondulée qui lorsque vous roulez dessus vous propulse littéralement dans une machine à laver réglé sur « essorage ». Nos vélos ont été malmené sur cette piste capricieuse, mais leur robustesse et notre motivation ont eu raison de cette ascension.

Au sommet, une petite descente pluvieuse nous amène au pied du lac « Song kol », nos grands yeux ébaillis découvre ce lieux magique, calme et paisible où vive en harmonie chevaux, vaches, moutons, et bien autres au milieux d’une immense prairie verdoyante borde le lac. C’est ici qu’en saison estival environ 200 familles kirghizes ont élu domicile, dans leur yourte traditionnel, accueillant les touristes de passage et vivant de leurs élevage.

Nous profitons de chaque instant, car pour nous ce lieu reflète un doux parfin de Mongolie, une petite consolation à nos yeux déçu de ne pas pouvoir rouler en terre mongol, notre rêve balayé dans coup sec par une administration chinoise obtus.

C’est en ses lieux que nous avons rencontré deux familles kirghizes qui nous ont offert la possibilité de découvrir leurs mode de vie et leurs culture. Vivre et dormir dans une yourte et une expérience inoubliable…

Malgré une météo capricieuse, et 250 km de piste, nous réalisons le tour du lac, des étoiles plein les yeux. La sortie du lac à été tout aussi surprenante que son entrée, en effet notre piste s’arrête nette nous obligeant à rouler dans l’herbe sur plusieurs kilomètres.

Ce lac à été pour nous une véritable expérience en tout point, qui restera à jamais gravé dans nos esprits.

Au pays des licornes !

Au risque de décevoir certaines personnes on a pas réussi à trouvé de licorne !

Nous voilà au Kirghizistan! Ce petit pays d’Asie Centrale que peu de personnes savent où il se situe, mais on va pas vous mentir que nous aussi, avant de partir,nous de savions pas ou il se trouve

 

Ne sachant pas à quoi nous attendre, nous avons été agréablement surpris par son accueil et ses nombreuses richesses !

Les kirghizes ont le sens de l’hospitalité, dès le premier soir nous avons été invités dans une ferme près de Bishkek, au début pour poser la tente dans le jardin mais au final nous avons été conviés à dormir dans des lits avec un repas succulent. Ce fût la première rencontre d’une longue série qui nous suivra toute au long de notre chemin.

Il faut le préciser toutes les personnes qui nous ont laissés entrée dans leurs jardins privés ont été des familles paysannes. Au Kirghizistan l’agriculture est très présente, Il y a de nombreuses petites fermes où se mêle les vaches, les chevaux, les moutons, la volaille et arbres fruités. Ce fût à chaque fois un délice où nous avons pu goûté la gastronomie locale; confitures, crèmes, lait de jument et plats traditionnels.

Le Kirghizistan n’a pas à avoir honte de ses montagnes, riches et variés, parsemés de lac d’altitudes. Certains sommets culmine à plus de 5000 m d’altitude. Nous avons aussi goûté à de belles montées à travers de magnifique vallées qui nous ont fait suer mais pour découvrir, en haut, des paysages presque vierge !

Mais attention aux routes Kirghizes qui sont, de loin, les pires qu’on est connu jusqu’à maintenant… Nous avons regretté plusieurs fois les belles routes de Turquie, lisses et larges. Ici c’est tout le contraire, elles sont étroites et semés de trous. Notre quotidien a été de constamment d’éviter ses trous et de surveiller de très près les conducteurs inconscient se multipliant au fur-à-mesure que la journée avance ! C’est ici aussi que nous découvrons « la piouste », un subtile mélange de piste et de route bitumé, un vrai régal !

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En somme, nous nous sommes vraiment régalés au Kirghizistan, dans tous les sens du terme ! C’est un pays a découvrir sans plus attendre.